Sopa et Hadopi : protection des droits d’auteur ou censure ?

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Aux Etats-Unis ,des députés républicains et démocrates ont proposé une loi visant à protéger les droits d’auteur en supprimant purement et simplement l’accès à certains sites web, quel que soit leur pays d’hébergement.

A cette annonce les plus grands acteurs d’Internet en Amérique du nord (AOL, eBay, Facebook, Google, LinkedIn, Mozilla, Twitter, Yahoo! et Zynga) ont réagi dans une lettre commune  critiquant vivement le SOPA (« Stop Online Piracy Act ») car il pourrait à terme devenir un outil de censure et de contrôle extrêmement puissant.

Imaginez-vous qu’un gouvernement puisse bloquer à tout moment un site qui ne suit pas sa ligne idéologique…

En France la loi Hadopi de 2007 est aujourd’hui à sa troisième version, visant les sites de Streaming et de téléchargement direct.

Pour résumer, voilà ce que prévoient les lois Hadopi 1 et 2 ; si un usager est attrapé pour avoir téléchargé illégalement un fichier, il reçoit un e-mail de la part d’Hadopi. Si ce même utilisateur est attrapé une deuxième fois dans les 6 mois qui suivent l’envoi du premier email, il reçoit un courrier recommandé l’enjoignant de cesser toute activité de téléchargement illégal. Enfin, s’il se fait attraper une troisième fois, il risque une coupure de sa connexion Internet pour une durée d’un an (cette peine pouvant être réduite par l’installation d’un mouchard sur l’ordinateur ; seul hic il reste à savoir quel type d’informations ce mouchard collecte). Cette sanction n’inclut pas la sanction pénale pour contrefaçon (pouvant aller jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 300000€ d’amende).

Le gouvernement a aussi proposé une labellisation des sites de téléchargement légaux, et a demandé aux moteurs de recherche de les sur-référencer, c’est-à-dire qu’ils se trouvent en première page d’une recherche alors qu’ils ne représentent pas la réponse la plus pertinente.

Pour finir, le texte de loi intègre de possibles expérimentations sur le filtrage généralisé des réseaux par des entreprises privées, et commanditées par les majors de la production culturelle française.

Ces deux lois vont à l’encontre des principes mêmes d’Internet et de la liberté d’expression. C’est pourquoi toute l’équipe de cultureesy.com s’insurge contre cette législation du web, qui ne vise pas à protéger efficacement les droits d’auteur, mais tend vers une censure du dernier média où la liberté d’expression est encore réelle.

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